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Approche spécifique

 


10 à 15 % des adultes âgés de plus de 60 ans qui utilisent les soins de santé de 1ère ligne présenteraient un problème d’alcoolisme; le pourcentage varierait de 14 à 30 % en salle d’urgence de centres hospitaliers de courte durée1.
1 adulte sur 10 a une consommation problématique d'alcool, de médicaments, ou d'autre(s)
substance(s).
Entre 6 et 10% des adultes de plus de 55 ans a des problèmes d'alcool2.
Les personnes aînées canadiennes consomment 45% de tous les médicaments prescrits vendus même si elles ne constituent que 12% de la population3.
 

 
Situation:
 
La plupart du temps, les personnes aînées vivent leur problème de consommation dans l'isolement.
 
Bien souvent, la perte de mobilité, la dépression et les tremblements sont perçus comme étant des symptômes normaux liés au vieillissement. Aussi, les attentions requises sont-elles négligées, voire même nulles.
 
Les préjugés face à la consommation chez les adultes de plus de 55 ans sont encore très présents et empêchent parfois de voir la personne dans sa globalité et son unicité.  
 
Trop souvent les intervenants insistent : «Arrêtez de consommer et après, on pourra vous aider». Entre temps, les personnes voient leur santé physique et mentale se détériorer et se retrouvent en situation crise, à l’urgence ou ailleurs, d’où elles sont retournées à leur domicile, jusqu'à une prochaine fois.
 
Soulignons aussi que plus on est âgé, moins on a tendance à demander de l’aide. La peur de déranger, ou tout simplement le fait de ne pas savoir à qui s’adresser, sont des obstacles à la recherche d'une aide adéquate.
 
La honte et la culpabilité face à ses attitudes de consommation sont aussi des entraves au développement de liens de relations d'aide. Une consommation en solitaire, loin des regards et du jugement des pairs, se développe facilement.


Approche spécifique

Notons que le nombre de personnes demandant des services de suivi est en forte croissance. Ces personnes désirent combattre les conséquences néfastes de leur consommation qui minent leur qualité de vie.

Il est important de signaler qu'avec un minimum d’aide, il est possible de changer ses habitudes de consommation et d'améliorer sa qualité de vie au quotidien et ce, à tout âge.

Les personnes concernées n’ont pas nécessairement besoin d’une aide spécialisée, mais simplement d’être accueillies chaleureusement et écoutées avec empathie. Un simple mot d’encouragement peut redonner espoir et ainsi stimuler le désir de changer ainsi que la conviction d'avoir le pouvoir d’influencer positivement sa vie.
 
La voie du changement de chaque personne est unique, voilà pourquoi des relations d'aide individuelles sont favorables au rétablissement. Nous croyons que le changement est un processus, et non pas une fin en soi. Nous croyons aussi que la personne a les outils pour changer, et qu'elle est en mesure de faire les choses par et pour elle-même. Notre rôle est principalement de l'accompagner et de la motiver.

Les processus de changement se développent à long terme. C'est pourquoi nos intervenants et bénévoles s'engagent consciencieusement auprès de la personne aidée afin d'éviter des changements fréquents qui briseraient les liens de confiance nécessaires au progrès de la démarche.

Au fil des ans, nous avons pu constater les vertus et les fruits de notre approche.
Ces réussites nous assurent de l'importance de notre mission.

Nous vous remercions d'y croire autant que nous.




Pour plus d'informations, voyez ici notre Rapport d'activité 2009.

1. FQCRPAT, 1999
2. Centre de toxicomanie et de santé mentale (CAMH), Seeking solutions, 2004
3. Gander and District Continuing Care Program and the Seniors Resource Centre, 1994